Entretien avec Nathalie Desse – Transformation digitale chez Lapeyre

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La transformation digitale est plus que jamais dans l’air du temps ! C’est pourquoi, pour cette rentrée, nous avons décidé de parler de ce sujet avec Nathalie Desse qui travaille sur cette problématique pour l’enseigne Lapeyre.

 

Transformation digitale_Nathalie DesseQuel navigateur digital êtes-vous ? Quels sont les sites sur lesquels vous vous plaisez à naviguer ? (à titre pro ou perso)

D’un point de vue professionnel, je consulte surtout des webzines, et des sites d’actus qui ont à voir avec la transformation digitale. Par exemple, je fais souvent des recherches sur le site de la FEVAD (fédération du e-commerce et de la vente à distance, ndlr) pour trouver des statistiques, des chiffres et des études qui concernent mon métier.

À titre perso, j’utilise Internet presque exclusivement pour préparer des voyages, ou pour regarder la télé, écouter la radio…

 

Quelle est la dernière campagne de marketing digital qui vous ait interpelée ? Pourquoi ?

Aucune. À vrai dire, je trouve qu’il n’y a rien de neuf depuis des années. J’ai l’impression qu’il y a un grand manque d’inspiration du côté des professionnels du marketing.

 

Contre quel(s) courant(s) du webmarketing ou des nouveautés du web résistez-vous ?

Ce qui me gêne le plus, c’est tout ce qui a trait à la réglementation, la collecte des données, le retargeting, et l’omniprésence des règles imposées par Google. Toutes ces choses-là nous obligent à adapter notre navigation pour ne pas avoir à les subir, et ça c’est gênant. En même temps, en tant que marketeuse, je comprends aussi l’utilité de ce système.

 

À l’inverse, par quel vent digital vous laisseriez-vous volontiers porter ?

Je ne suis pas très geek, et je suis même assez « terrienne » finalement. Ce qui m’intéresse, c’est plutôt de faire le lien entre l’humain et le digital. J’ai envie de faire monter en compétence les équipes professionnelles de l’enseigne pour laquelle je travaille, pour modifier leur forme de concevoir le digital et leur permettre de mieux se projeter sur ce média.

 

2025, Odyssée des contenus ! À quoi ressembleront les contenus digitaux dans 10 ans ?

J’espère déjà que l’on fera enfin la part belle au contenu. On ne lui confère pas assez de place, actuellement. L’intérêt pour les études sémantiques grandit doucement, et on se positionne petit à petit dans une démarche de référencement naturel et gratuit des contenus. Il n’y a que comme ça qu’on arrivera à proposer des choses vraiment intéressantes, avec une valeur ajoutée réelle du point de vue du consommateur.

D’ici là, j’espère qu’on disposera aussi d’une plus grande variété de formats, adaptés à chaque problématique. Les consommateurs ne sont pas uniquement séduits par les beaux visuels. Ils ont aussi besoin de fond. C’est sur ça qu’on doit travailler.

 

Votre job « next generation » : ce qui va révolutionner votre métier dans les prochaines années ?

L’idée est de se positionner comme CDO (Chief Data Officer, ndlr) et de devenir de vrais experts du digital, capables d’accompagner les départements RH, DSI, Logistique, etc. dans leurs missions.

Tout le monde saura bientôt faire du digital. Dans tous les métiers.

 

Votre Nord, votre conviction… en matière de communication digitale ?

Je crois qu’aujourd’hui la communication digitale ne passe plus par la pub, telle qu’on la concevait ces dernières années. Mettre des bannières partout par exemple, c’est fini, c’est dépassé. Il faut miser sur une stratégie éditoriale qui nous permette d’intéresser, de conseiller, d’accompagner vraiment le consommateur.

 

 

Article publié par Gisèle Galliot, consultante Editorial chez Soyuz.